LE SAVIEZ-VOUS?
L’étiquetage de la mention « décongelé » peut, dans certains cas, ne pas être indiqué sur l’étiquette d’un produit alimentaire même si ce dernier a été congelé.
Si tu veux en savoir plus, alors lis cet article.
Etiquetage des denrées alimentaires préemballées : Quel contexte réglementaire ?
Au niveau européen, le texte cadre sur l’étiquetage des denrées alimentaires préemballées est le Règlement (UE) n°1169/2011 du 25 octobre 2011 plus communément appelé « Règlement INCO ». Ce texte définit les principes généraux, les exigences et les responsabilités générales régissant l’information sur les denrées alimentaires et, en particulier, l’étiquetage des denrées alimentaires. L’objectif de ce texte est de ne pas induire le consommateur en erreur afin qu’il puisse acheter ses produits en toute connaissance de cause.
Pourtant, il existe des dérogations. Certaines permettent par exemple de ne pas étiqueter certains ingrédients, tandis que d’autres donnent des conditions d’étiquetage des ingrédients composés. Parmi ces consignes, nous trouvons également des informations concernant l’information sur l’état du produit alimentaire au moment de sa mise en vente, et plus particulièrement la notion de « congelé » ou « décongelé ».
Produits alimentaires congelés ou surgelés?
Les notions de « congelé » et de « surgelé » sont identiques contrairement aux idées reçues.
La législation européenne parle aussi bien de « surgelé », comme nous pouvons le voir dans la directive 89/108/CEE du 21 décembre 1988, mais aussi de « congelé », comme le démontre le Règlement CE n°853/2004 du 29 avril 2004. Qu’ils soient qualifiés de « congelés » ou de « surgelés », ces termes sont principalement mis en relation directe avec une température de -18° C, température qui permet de stopper toute activité microbiologique susceptible d’altérer la qualité d’une denrée alimentaire.
La législation française, quant à elle, parle plutôt de « congelé » (comme le montre l’Arrêté du 21 décembre 2009). La température de conservation est globalement de -18°C également, à l’exception des produits alimentaires suivants :
- Poissons entiers congelés en saumure destinés à la fabrication de conserves (température de conservation dans les établissements de remise directe
ou de restauration collective fixée à -9°C), - Autres denrées alimentaires congelées avec un objectif de température de -12°C, qu’il s’agisse d’une température de conservation au stade
de l’entreposage ou du transport ou bien d’une température de conservation dans les établissements de remise directe ou de restauration collective
Comment étiqueter les produits congelés/surgelés vendus décongelés ?
Selon le Règlement INCO, Annexe VI, partie A, la dénomination de la denrée alimentaire comporte ou est assortie d’une mention relative à l’état physique dans lequel se trouve la denrée alimentaire ou au traitement spécifique qu’elle a subi. Le règlement donne comme exemple les mentions suivantes : en poudre, recongelé, lyophilisé, surgelé, concentré, fumé. Cette mention est indispensable dans le cas où l’omission de cette information serait susceptible d’induire l’acheteur en erreur.
Le texte précise que dans le cas des denrées alimentaires qui ont été congelées avant la vente et sont vendues décongelées, la dénomination de la denrée est accompagnée de la mention «décongelé», mais qu’il existe des dérogations qui n’obligent pas toujours à l’indication de cette mention. Parmi les dérogations possibles, nous avons les cas suivants :
- Ingrédients présents dans le produit fini. Exemple : utilisation de myrtilles surgelées pour la fabrication de muffins. Même si ces myrtilles ont été décongelées avant leur incorporation dans le produit fini, compte tenu du process, et notamment de la cuisson, il est inutile de mentionner le terme « décongelé » dans la liste des ingrédients.
- Denrées alimentaires pour lesquelles la congélation est une étape technique nécessaire du processus de production. Exemple : Le carpaccio de bœuf, pour lequel la congélation de courte durée n’est présente dans le process que pour obtenir des tranches ultrafines.
- Denrées alimentaires pour lesquelles la décongélation n’a pas d’effets qui nuisent à la sécurité ou la qualité de l’aliment. Exemple : Un biscuit sucré mis en congélation à la fin de son process de fabrication puis décongelé pour être mis en vente. A la différence d’un entremet ou d’une pâtisserie, le biscuit sucré est commercialisé à température ambiante et de plus, son activité en eau (aw) ne permet pas le développement de micro-organismes pathogènes. Ainsi, il sera possible de commercialiser ce produit sans faire mention du terme « décongelé », car une recongélation par le consommateur final, même si elle est peu probable, n’aurait pas de conséquence sanitaire pour le produit fini. Une telle décision implique tout de même une analyse des risques de la part de l’industriel qui doit valider ce choix.
Ainsi, il ne faut pas induire le consommateur en erreur, mais il est admis de ne pas tout lui dire lorsque cela respecte bien entendu les exigences réglementaires prévues dans le Règlement INCO!
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Chez Couleurs Qualité, l’accompagnement ne se limite pas à une lecture de texte réglementaire. L’objectif est clair : vous aider à comprendre la législation et mettre en place des actions appropriées.
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