LE SAVIEZ-VOUS?
Il existe un texte réglementaire spécifique à la radioactivité pour les denrées alimentaires. Souvent oubliée dans les études HACCP, la radioactivité fait partie des dangers à prendre en compte et fait d’ailleurs l’objet d’une réglementation. Si vous souhaitez les connaître, alors lisez cet article!
Le Règlement (Euratom) 2016/52 du 15 janvier 2026
Ce texte vise à protéger la santé publique et animale en fixant des niveaux maximaux admissibles de contamination radioactive pour les denrées alimentaires, y compris les aliments pour animaux.
Ces seuils s’appliquent après un accident nucléaire ou une urgence radiologique, afin de garantir que les produits mis sur le marché ne présentent pas de risque sanitaire. Ils peuvent tout de même servir de référence pour interpréter une analyse réalisée à tout moment de l’année.
Des seuils précis sont fixés selon le type de produit (lait, aliments pour nourrissons, autres aliments, etc.) ainsi que le type de radionucléide (iode, césium, strontium, plutonium…).
Ce texte distingue les aliments courants et les aliments « de moindre importance » (qui contribuent peu à l’alimentation globale de la population car ils sont consommés en très faible quantité ou de façon très occasionnelle). Parmi les aliments de moindre importance, nous retrouvons notamment le caviar, les truffes, le maté ou encore les épices.
Les produits dépassant ces seuils ne peuvent pas être commercialisés dans l’Union européenne.
IMPORTANT : Ce texte ne s’applique pas directement à l’eau potable. Pour les critères applicables à l’eau il faudra se référer à l’arrêté du 11 janvier 2007 (NOR : SANP0720201A).
Des plans de surveillance nationaux :
Des plans de surveillance et plans de contrôles (PSPC) sont régulièrement effectués au niveau national. Ces derniers visent plusieurs contaminants et certains PSPC sont spécifiquement dédiés à la radioactivité.
Le PSPC en cours sur cette thématique est associé à l’instruction technique DGAL/SDEIGIR/2025-844 du 25/12/2025.
Le dispositif vise une surveillance nationale et repose sur 3 volets principaux :
- Surveillance générale (SG)
- Sur tout le territoire, loin des installations nucléaires (>20 km).
- Permet de suivre le niveau de radioactivité “de fond”.
- Surveillance à proximité des installations nucléaires (SIN)
- Dans un rayon de 0 à 10 km autour des sites nucléaires.
- Priorité aux zones sous les vents dominants.
- Surveillance des zones de rémanence (ZR)
- Zones marquées par les retombées de Tchernobyl.
- Surveillance ciblée de certains produits sensibles.
454 prélèvements prévus en 2026 sur toute la France.
Produits analysés : denrées alimentaires d’origine végétale et animale.
Des actualités en lien avec ce thème :
La radioactivité est loin d’être un sujet mis de côté et nous observons régulièrement des articles sur ce sujet.
Parmi les sujets récents, nous pouvons citer :
- Baryum dans les Noix du Brésil : Une revue systématique regroupant 24 publications publiées entre 1933 et 2023 a été menée afin d’évaluer les teneurs en baryum (Ba) dans les noix du Brésil (Bertholletia excelsa). La concentration moyenne rapportée était de 1,27 mg/g (IC95 % : 0,89 – 1,64), avec des pics notables en Guyane (5,89 mg/g) et au Japon (4,37 mg/g). Pour un adulte de 70 kg, la consommation de trois noix/jour (15 – 19 mg Ba, soit 0,214 à 0,271 mg/kg pc/j) dépasserait la DJT actuelle (0,2 – 0,21 mg/kg pc/j), et 2 noix/jour pourraient déjà excéder ce seuil dans certaines régions (Allemagne, Guyane, Japon). Les données montrent une forte variabilité géographique.
- Radionucléides dans les emballages : Une étude a recherché la présence de deux radionucléides respectivement naturel et anthropique que sont le potassium 40 et le césium 137 dans 881 échantillons de matériaux d’emballages alimentaires prélevés entre 2010 et 2023 sur le marché serbe. Les concentrations moyennes d’activité les plus élevées de potassium 40 ont été mesurées dans les emballages en carton triple couche (125 ± 97 Bq/kg), les valeurs les plus faibles ont été observées dans les granulés de polyéthylène basse densité (12,4 ± 16,1 Bq/kg). Les valeurs les plus élevées pour le césium 137, ont également été enregistrées dans les emballages en carton triple couche (jusqu’à 55 Bq/kg). Les concentrations dans les matières plastiques étaient significativement plus faibles (< 0,1 à 5,8 Bq/kg). Les résultats suggèrent que les matériaux d’emballage modernes ne constituent pas une source significative d’exposition radioactive pour les consommateurs. Toutefois, les auteurs soulignent le manque de données sur la migration des radionucléides des emballages vers les aliments.
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Chez Couleurs Qualité, l’accompagnement ne se limite pas à une lecture de texte réglementaire. L’objectif est clair : vous aider à comprendre la législation et mettre en place des actions appropriées.
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